Sablé-sur-Sarthe Jimmy Engoulvent : « je prends mon mal en patience »

Circuit Sarthe – Pays de la Loire, Paris-Roubaix… Les courses s’enchaînent pour le coureur cycliste sabolien Jimmy Engoulvent. Interview avant les pavés...

Dernière mise à jour : 05/04/2013 à 19:57

Jimmy Engoulvent, après avoir pris part à une échappée sur le Circuit Sarthe, se concentre désormais sur Paris-Roubaix.
Jimmy Engoulvent, après avoir pris part à une échappée sur le Circuit Sarthe, se concentre désormais sur Paris-Roubaix.

Les Nouvelles : À 33 ans, toujours la forme ?
Jimmy Engoulvent :
Ça va ! J’espère, en tout cas…  J’ai eu une mononucléose, qui m’handicape depuis le début de saison. J’espère que ça ira mieux après. Mais pour l’instant, je n’ai jamais été à mon niveau. J’ai insisté, je me suis entraîné correctement. Mais j’ai mis du temps à faire les analyses nécessaires pour détecter ça. Et il faut du temps pour revenir à 100%.

Quel bilan tirez-vous de votre année 2012 ?
2012, c’est pratiquement ma meilleure année, avec la victoire au classement général des Quatre Jours de Dunkerque. J’ai aussi été pas mal devant sur les courses. Je suis satisfait, même si on peut toujours mieux faire, comme une grosse performance sur Paris-Roubaix ou le Tour de France. J’ai souvent des difficultés pour aller chercher un résultat là-bas. Mais je continue de travailler pour aller chercher des victoires sur ce genre de compétition.

Pour 2013, quelles sont vos ambitions ?

Faire encore mieux ! (Rires) Je veux encore aller chercher des belles courses. Et des grandes courses qui me manquent, comme une étape sur le Tour de France. C’est pourquoi j’espère y arriver en bonne forme pour pouvoir y jouer la victoire.

Pour Paris-Roubaix, dans quel état d’esprit y allez-vous ? Comment préparez-vous ce rendez-vous, si important à vos yeux ?
J’ai toujours la même motivation. Après, cette année, je n’y vais pas avec une grande confiance. Il me manque des courses et des grosses charges d’entraînement pour être à 100%. Mais ma motivation reste intacte ! Paris-Roubaix, c’est le gros objectif de la saison pour moi. Mais là, je suis dans l’incertitude, malheureusement. Mais ça fait partie des moments difficiles dans une carrière. C’est l’un des plus difficiles, pour moi…

L’un des plus difficiles ?
Oui. J’ai eu la chance de ne jamais être blessé. Je n’ai pratiquement jamais raté de courses. C’est un changement pour moi. Après, il y a pire comme situation, même si c’est difficile en ce moment…

Qui voyez-vous s’imposer au vélodrome de Roubaix, dimanche ?
Fabian Cancellara. Sauf ennui mécanique, je ne vois pas comment il pourrait être battu. Je le vois faire beaucoup de kilomètres devant pour s’imposer facilement cette année. Il suffit de regarder son Tour des Flandres de dimanche… Le plus impressionnant, c’est qu’il n’attaque pas ! Il accélère ! De longues accélérations qui font exploser les coureurs derrière lui. C’est ce qui fait que sa façon de courir est atypique.

Comment se décompose votre planning pour la suite de votre saison ?

Malgré mes ennuis de santé, mon planning reste inchangé. Après Paris-Roubaix, je serais sur le Grand Prix de Denain, le jeudi, puis sur le Tro Bro Léon, le dimanche qui suit, et ensuite sur la Route Tourangelle. J’espère retrouver la forme sur ces courses qui me conviennent bien. Car c’est frustrant de ne pouvoir rien y faire. Moi, je veux avoir un rôle à jouer dans ces courses. Jusqu’à présent, je n’ai pas pu le faire. Je prends mon mal en patience. Et j’espère que les sensations vont vite revenir pour pouvoir influencer la course et jouer les premiers rôles.

La suite de votre carrière, à 33 ans aujourd’hui, comment la voyez-vous ? Toujours chez Sojasun ? Toujours sur un vélo ?
Je me verrais bien faire ça encore trois ou quatre ans. Je ne suis pas rassasié des courses. Après, il faudra voir dans quelles conditions je peux poursuivre. Il va falloir voir, également, les propositions qui s’offrent à moi. Il faut que je me remette en questions, que j’ai des résultats. Chez Sojasun, tout se passe bien. Alors pourquoi pas continuer avec eux à la fin de mon contrat, en 2014.
Quand vous lisez que Stefan Schumacher, ex-Gerolsteiner, prenait du dopage « comme un plat de pâtes après l’entraînement », pour le citer, vous devez bondir ?
C’est assez terrible, même si je ne suis pas plus surpris que ça. Les coureurs comme lui sont dans un engrenage, où il est difficile de s’en sortir. Ils sont dans une optique de résultat, pour remporter de l’argent. Un maximum d’argent. Moi, lire ce qu’il a dit, ça ne m’étonne pas. Il n’y a plus grand-chose qui me surprend à ce niveau-là. Ils espéraient ne pas faire prendre… Mais ce qui n’est pas normal, c’est que ces coureurs sont suspendus un ou deux ans et reviennent après ! C’est ça qui est dérangeant. A un moment donné, il faudra prendre de vraies décisions, des sanctions plus importantes. Sinon, c’est trop facile. Il n’y a pas de risques, pour eux. En tout cas, des risques trop minimes pour ne pas se doper. Il faudrait que ceux-là ne reviennent pas sur le circuit, tout simplement.

Sablé-sur-Sarthe, 72

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