Jeanne Czinober-Lagarde est centenaire
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Jeanne Czinober-Lagarde, a fêté ses 100 ans la semaine dernière à la maison de retraite de La Martinière, en compagnie de sa famille, et des résidents et personnels de l’établissement. Née le 24 novembre 1911 à Sablé, fille aînée du docteur Lagarde, Jeanne Czinober a fait ses études secondaires au Mans, où elle devient bachelière en 1928. Très douée pour le dessin, elle poursuit ses études aux Beaux-Arts du Mans. Titulaire du diplôme d’État du professorat de dessin, elle est admise aux Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier Devambez.
Un couple d’artistes
Pour payer ses études, elle travaille comme lettriste dans un atelier d’affiches publicitaires. « Son patron là-bas va l’inciter à se consacrer au dessin à la gouache plutôt qu’au professorat », explique Étienne Czinober, son fils. En 1936, elle rencontre Nicolas Czinober, un artiste peintre venu de Hongrie. « Il était lui-même lauréat du concours des Beaux-Arts de Budapest. » Ce couple d’artistes se marie alors à Sablé en 1938. De leur union naît Étienne, leur fils, en novembre 1939. « C’était le début de la guerre. Mes parents vont vivre cette période troublée à Paris, tout en me laissant le plus souvent possible à Sablé, chez le docteur Lagarde, où j’avais la possibilité d’être mieux soigné. »
Remarquée par des éditeurs parisiens
Au sortir de la guerre, elle commence l’illustration d’un livre de contes hongrois. Puis elle se consacre à l’illustration de petites figurines d’enfants, « où elle excelle », précise son fils. Jeanne commence alors à se faire connaître et des éditeurs parisiens lui commandent des sujets de cartes postales avec des petits mots d’enfants. « Pendant des années, elle va continuer ses illustrations de cartes qui vont se diversifier au fil des années, mais toujours avec une grande maîtrise de la gouache. » Son travail tourne autour des fleurs, cartes d’anniversaires et humoristiques, cartes découpées et animées.
Citoyenne d’honneur de Sablé
Elle illustre alors les contes pour enfants et travaille pour des éditeurs belges exclusivement, jusqu’au décès de son époux, en 1984. Dès lors, elle se consacre plus au dessin et à la peinture à l’huile. Elle exposera de nombreuses fois ses œuvres à Sablé. En 1986, François Fillon lui a remis la médaille de citoyenne d’honneur de Sablé. La dernière exposition de ses œuvres picturales a été présentée à l’office du tourisme de Malicorne lors de la manifestation Les chemins en couleurs, en 2010. Il y a deux ans, Jeanne Czinober a rejoint la maison de retraite de La Martinière.

Jeanne Czinober-Lagarde, lors de la naissance de sa dernière arrière-petite-fille, Malou, fin mai.


