Drame d’Auvers : le procès a commencé
Le procès de Pascal Duret, accusé du meurtre de sa femme Sandrine et de ses trois enfants à Auvers le Hamon s’est ouvert ce lundi matin devant les assises du Mans. Dans la nuit du 7 au 8 janvier 2009, il a pris la fuite après avoir battu sa femme puis mis le feu à la maison familiale. Il s’était alors livré à la police un jour plus tard.
Interrogé lors d’une interruption d’audience, Maître Godard, l’avocat des parties civiles (composée de membres de la famille de Sandrine Duret) a déclaré que “la famille souhaitait comprendre et entendre un certain nombre de choses” concernant la “terrible et tragique disparition” de cette femme et de ses trois enfants “pleins de vie”. Et de conclure, “nous souhaitons avoir des réponses sincères et authentiques.”
Ce lundi, chemise blanche, veste fine et pantalon noir, la tête baissée la plupart du temps, l’accusé a répondu sans difficultés aux diverses questions”.
Cette première journée du procès était consacrée à la personnalité de l’accusé. La journée a été douloureuse, à l’image de cette phrase prononcée par une ancienne amie du couple : “On n’arrive pas à comprendre ce qu’il a fait… Puis elle se tourne vers Pascal Duret. Celui-ci a la tête dans les mains et étouffe un sanglot. “Tu peux lever la tête Pascal, tu peux me regarder ?” Celui-ci esquisse un mouvement vers le haut mais grimace de douleur et plonge à nouveau sa tête dans ses mains…
Ce mardi, seront particulièrement étudiés les faits reprochés à Pascal Duret et mercredi, les faits commis après l’incendie. Jeudi, ce sera enfin le jour des plaidoiries, et du verdict.


